Pourquoi le chef Pascal Favre d’Anne a raison de vouloir créer un plat signature pour l’Anjou…

Cette semaine est riche pour la région angevine, les vins de Loire tiennent salon depuis dimanche et nous pouvons actuellement vivre la première édition de “Food’Angers”, ce moment semble donc plus qu’opportun pour se pencher sur la gastronomie angevine.

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Dans les caves du Château de Brissac

Car si dans certaines régions, on peut aisément lister les spécialités culinaires (Alsace,  Bretagne, Normandie par exemple) l’exercice est moins aisé pour la région angevine. En tant que passionnée de gastronomie et géographe spécialisée sur le sujet, en toute honnêteté j’aurai été dans l’incapacité de citer le nom de spécialités angevines avant de m’installer dans la région.

Il semble donc capital de dessiner dans l’esprit des visiteurs français et internationaux des symboles culinaires clairs; je parle ici stratégie, communication, image et donc économie ! N’en déplaise aux éternels adeptes de l’immobilisme patrimonial.

Cette mission est un défi mais est loin d’être impossible, je vais prendre pour exemple le cas de la Picardie. Il y a encore peu, cette région était tout simplement dénuée d’attraits culinaires aux yeux de beaucoup, la région a cependant fait le choix d’être présente sur le Salon International de l’Agriculture et d’avoir depuis maintenant quelques années un stand de taille conséquente présentant des produits de choix. Ainsi, connaissiez-vous peut-être uniquement la ficelle picarde? Je vous invite donc à vous y rendre pour y découvrir les salicornes de la Baie de Somme, les haricots de Soissons, l’agneau du pré salé, les croustillons ou encore le fabuleux gâteau battu  auquel j’ai décidé de consacrer un article entier tant il est fabuleux. La Picardie propose également un joli restaurant sur le salon qui met en valeur la gastronomie picarde. Cette région a fait le choix de ne plus être un désert culinaire dans l’imaginaire des visiteurs et touristes et elle le démontre sans détour.

L’histoire se créée aujourd’hui, et comme l’indique très justement M. Favre d’Anne, la tartiflette n’a que 40 ans, nous avons pourtant l’impression qu’elle a toujours existé. C’est donc bien une question de stratégie et de communication (intelligente).

En France, nous avons encore beaucoup de mal à comprendre que les choses ne sont pas figées. Non, ce n’est pas parce qu’aucune spécialité angevine ne se distingue ou n’est nationalement connue, qu’il faut que cela reste ainsi jusqu’à la fin des temps! Et non, ce n’est pas un sacrilège que de toucher à notre patrimoine gastronomique afin de le faire évoluer et de le faire vivre.

Ne muséifions pas notre gastronomie, ne la figeons pas dans le temps, ce serait une erreur stratégique (et économique) majeure, surtout si l’on considère le dynamisme dont font preuve les différents pays sur la planète à l’heure actuelle en matière culinaire.

Ce qui est nouveau aujourd’hui deviendra histoire demain, oui l’histoire se construit bien au présent, elle se conjuguera plus tard, quand le temps sera venu, au passé, mais pour cela il faut construire, tenter, oser et créer.

Ce plat signature serait un porte-drapeau de l’Anjou et permettrait d’assurer la promotion des  plats et vins angevins. Quel bonheur pour moi d’avoir découvert foués, rillauds, crêmets, pâtés aux prunes, quernons, mouchoirs de Cholet, le tout accompagné de jolis Coteaux de l’Aubance ou de Cabernet d’Anjou ! Pourquoi priver la France et le monde des fabuleux produits nés de la douceur angevine?

J’irai encore plus loin dans ce plaidoyer; à l’heure où l’image de la gastronomie française est écornée à l’étranger car associée à un certain “snobisme”, ce sont bien le terroir et nos cuisines authentiques, savoureuses, familiales qui peuvent gommer cette image prétentieuse qui n’est pas l’essence de notre gastronomie!

Notre gastronomie  est un univers de partage marqué par la sincérité des goûts, la justesse des accords, le respect des produits qu’ils soient nobles ou plus simples.

Il me semble que l’Anjou en est l’illustration parfaite, tout comme d’autres régions par ailleurs, d’où l’intérêt de se positionner rapidement et de manière forte. Si les différents acteurs se mobilisent et travaillent ensemble, les résultats en matière d’image, d’économie et de revalorisation du terroir angevin peuvent réellement  être considérables.

 

 

BISCUIT FACTORY “LES PETITES CAGNIOTES” at NOIRMOUTIER ISLAND

BISCUIT FACTORY “LES PETITES CAGNIOTES” at NOIRMOUTIER ISLAND

CAGNIOTES
A very nice biscuit factory located on the island of Noirmoutier. Shortbread are cooked with real eggs, fresh butter, and Noirmoutier salt of course.
The biscuits are full of “gourmandise”, entering the store you will be spoiled for choice: vanilla, chocolate, chocolate chips, caramel etc … and especially you can taste each of it! So needless to say, your little basket will be filled up very quickly. Don’t forget to try the “molette” which means “cake” in the noirmoutrin language, a delicious shortbread which looks like a large thimble.

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BUTTER “LE MONTSÛRAIS” by La Fromagerie de Montsûrs

BUTTER “LE MONTSÛRAIS” by La Fromagerie de Montsûrs

MONTSURAIS
The dairy which created this organic butter is located as its name suggests, in the small town of Montsûrs in the Mayenne french department. The dairy was founded in 1925 by Mr. Emile Salle. After being taken over by Roger-Marc Martin, his son-in-law, today the firm is still managed by the descendants of the family.This dairy has been a pioneer as since the early 80s, it was decided to venture into organic cheese, choice rather audacious at this time.To this day the cheese is a reference for its organic cheese but also for its butter.

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